RThPh 2009/II, p. 141-156.

Stefano BIANCU
La peine, le symbole, l’autorité

Résumé
À partir de l’hypothèse que les racines de l’actuelle crise de la sanction pénale et de l’actuelle crise de l’autorité sont (en partie) communes, ce texte tente une lecture commune des deux phénomènes. La thèse est que, ayant perdu toute ressource symbolique ultérieure (qui fasse autorité), dans nos sociétés libérales et modernes, le droit s’est transformé en un fondement ultime audelà duquel rien n’existe. Un fondement exclusivement formel, qui se révèle incapable de faire autorité. Ce texte va ainsi à la recherche de la possibilité d’une réponse au crime capable de faire autorité, possibilité qu’il trouve dans un nouveau rôle attribué aux victimes. La conclusion est que la (nécessaire) réponse au crime ne doit pas avoir nécessairement la forme de la sanction pénale.

S. Biancu, «Punishment, symbol, authority», RThPh 2009/II, p. 141-156.
On the basis that the current crisis of penal sanction and the current crisis of authority have (partly) common roots, this text attempts a common reading of the two. The theory is that, having lost all symbolic ulterior resource (having authority), in our modern, liberal societies, law has become the ultimate foundation beyond which nothing else exists. A purely formal foundation, turning out to be incapable of authority. Thus this article seeks the possibility of a response to crime which can have authority, a possibility found in the new role attributed to victims. The conclusion is that the (necessary) response to crime does not necessarily involve penal sanction.