RThPh 2007/IV, 353- 368 p.

Catherine KÖNIG-PRALONG
Le discours scolastique médiéval

Résumé
Les penseurs de la Renaissance puis les «classiques» ont dénigré le discours scolastique médiéval. Pour lui contester l’avantage de la philosophie, ils l’ont caractérisé par son dogmatisme théologique et surtout par ses lourdeurs et étrangetés formelles. À plusieurs égards, ce constat est exact. Il constitue une invitation à visiter et étudier cette différence du discours médiéval et des pratiques scolastiques, à reconstruire cette conscience autre de la pratique «philosophique» et, peut-être, à reporter sur nos propres pratiques le constat de dogmatisme.

C. König-Pralong, Mediaeval scholastic discourse, RThPh 2007/IV, 353- 368 p.
Renaissance thinkers and, later on, the «classics» ran down mediaeval scholastic discourse. To set against it the advantages of philosophy, they characterized it by its theological dogmatism and especially by its heaviness and strange formality. From many points of view, their observation was correct. It invites us to revisit and study this difference of mediaeval discourse and scholastic practice, to reconstruct this other consciousness of «philosophical» practice and, perhaps, to question our own practices as to the charge of dogmatism.