RThPh 2005/II, p. 115-128.

Jean-Michel RIETSCH
Paracelse critique d’Érasme : des belles lettres comme obstacle à la compréhension de l’OEuvre de Dieu.

Résumé
Paracelse, médecin et théologien, adopte en plein XVIe siècle une attitude de rejet à l’égard de l’humanisme ambiant, plus particulièrement à l’égard d’Érasme. Le retour à la perfection antique chère aux érudits renaissants n’est, selon Paracelse, qu’une mode dangereuse. Étudier le passé pour comprendre le présent est une erreur: en médecine, pour remédier aux maladies du corps “présent”, ou en théologie, pour préserver la vie de l’âme, “on ne fait pas voile avec le vent de la veille”. La création divine, l’Écriture au même titre que la nature, dans son perpétuel écoulement, appelle un “lecteur” en mouvement, qui l’accompagne.

J.-M. RIETSCH, Paracelsus, the critic of Erasmus: Literature as an obstacle to understanding the work of God, RThPh 2005/II, p. 115-128.
Paracelsus, physician and theologian, rejected the prevailing humanism of the mid 16th century, particularly that of Erasmus. The return of the perfection of Antiquity so important for Renauissance scholars was, for Paracelsus, nothing more than a dangerous fad. To study the past in order to understand the present was an error: in medicine, to remedy the diseases of “present” bodies, or in theology, to preserve the life of the soul, “you can’t sail with yesterday’s wind”. Divine creation – Scripture as well as nature – calls for a reading in movement to accompany its perpetual flow.