RThPh 2004/IV, p. 367-386.

Guy PETITDEMANGE
La philsophie et Michel de Certeau
La cause perdue et la dette

Résumé
Michel de Certeau, historien de la mystique lue à partir du présent, n’a cessé d’accompagner sa recherche d’une réflexion sur la méthode dans laquelle les sciences humaines occupent une plaee capitale. Quelle est dans ce dispositif la place de la philosophie? Peu mentionnée ou cible de la critique, la philosophie semble pourtant présente à travers toute l’oeuvre à titre d’instance radicale, nullement secondaire. Un texte sur Merleau-Ponty l’atteste clairement. Quelle est donc chez Certeau la question adressée au discours philosophique et comment, et pourquoi, délibérément mais tacitement, inscrit-il son travail d’historien dans la tradition philosophique? La présente étude ne propose que des linéaments de réponse.

G. PETITDEMANGE, The philosophy of Michel de Certeau. The lost cause and debt, RThPh 2004/IV, p. 367-386.
Michel de Certeau, historian of mysticism as read from the viewpoint of the present, did not cease to accompany his research with a reflection on method, in which human sciences occupy a central position. In this disposition, what is the place of philosophy? Little mentioned and rarely the object of criticism in all his work, philosophy seems nevertheless to be always present in a radical and certainly not secondary way. A text on Merleau-Ponty shows this clearly. So what is Certeau’s question for philosophical discourse, and why, deliberately yet tacitly, does he situate his work as a historian in the tradition of philosophy? This study only proposes an outline of an answer.