RThPh 2001/I, p. 1-17.

Nicolas ZUFFEREY
Idées sceptiques en Chine ancienne

Résumé
Même s’il n’y a pas eu d’école sceptique en Chine ancienne, un certain nombre de penseurs émirent en matière de connaissance des réserves que l’on peut rapprocher de l’une ou l’autre des différentes formes de scepticisme occidental. Si la critique radicale du taoïste Zhuangzi apparaît comme exceptionnelle, plusieurs penseurs confucianistes et légistes (Xunzi, Han Fei, Wang Chong) affirmèrent clairement que la connaissance ne peut pas et ne doit pas s’exercer au-delà de certaines limites, et critiquèrent la conception dominante selon laquelle le monde se dévoile intégralement à la perspicacité du sage ou du devin.

N. Zufferey, Scepticism in Ancient China, RThPh 2001/I, p. 1-17.
Even if there was no school of Scepticism in Ancient China, certain thinkers did express reserves about the possibility of knowledge, which can be likened to one or another of the various forms of Western Scepticism. The radical criticism of the Taoist Zhuangzi seems to be exceptional, but several Confucian philosophers and legalists (Xunzi, Han Fei, Wang Chong) clearly affirmed that knowledge cannot and should not be exercised beyond certain limits, and criticized the dominant view that reality, conceived of as a system of signs or portents, fully reveals itself to the perspicacious sage or clairvoyant.