RThPh 2010/I, p. 55-66.

ÉTUDE CRITIQUE

Pierre GISEL
Dieu qui vient à l’homme

Résumé
Cette «étude critique» présente le travail magistral que Joseph Moingt consacre à la question de Dieu. OEuvre de «théologie fondamentale» d’abord, selon la double entrée d’une histoire de la modernité et d’une histoire du déploiement du christianisme (t. I). OEuvre située au plan de la doctrine ensuite (le t. II, en deux vol. II/1 et II/2). Où se reprennent tous les motifs classiques du christianisme, mais tout particulièrement – et c’est une question décisive, de toujours, mais notamment aujourd’hui en considération tant du socioculturel contemporain que de ce qui peut «arriver» ou non au christianisme – la question du rapport entre l’«économique» (le Christ, l’Esprit, l’Église) et Dieu en radicalité de terme. La méditation du «se faire chair», ici central, dans sa teneur et ses modalités, relance la réflexion sur la discontinuité que suppose et réclame un «venir» de Dieu à même le monde – tant à propos du Christ Jésus qu’à propos de l’humain – et sur ce qu’il faut entendre par «révélation».

P. Gisel, God who comes to humanity, RThPh 2010/I, p. 55-66.
This critical study presents the brilliant enquiry of Joseph Moingt into the question of God. First a work of “fundamental theology” with the double entry point of a history of modernity and a history of the manifestation of Christianity (Tome 1). Followed by a study of doctrine (Tome II, volumes 1 and 2), which reviews all the classic patterns of Christianity, but particularly – and this is as has always been, especially today considering both the social-cultural context and what might or might not “happen” to Christianity, a decisive question – the relationship between the “economy” (Christ, Spirit, Church) and God in the radical sense of the term. Meditation on the central concept here of “coming in the flesh,” in its imports and its modalities, causes reflexion upon the discontinuity supposed and called for by the “coming” of God into the world – concerning Jesus Christ as well as humanity – and upon the meaning of “revelation”.